Les musées à Marseille

1. MUSEE d’HISTOIRE de MARSEILLE

Centre Bourse -13002 Marseille

2. CENTRE DE LA VIEILLE CHARITE

musée d’archéologie méditerranéenne. Musée d’arts africains,océaniens,amérindiens

2, rue de la Charité- 13002 Marseille

3. MUCEM

1, esplanade du J4-13002 Marseille

4. MUSEE REGARDS de PROVENCE

Allée Regards de Provence. avenue Vaudoyer-13002 Marseille

5. MUSEE DES DOCKS ROMAIN

28, place Vivaux-13002 Marseille

6. MUSEE CANTINI . Art moderne

19, rue Grignan-13006 Marseille

7.MUSEE GROBET-LABADIE .Arts décoratifs

8. MUSEUM d’HISTOIRE NATURELLE

9. MUSEE des BEAUX-ARTS

10. FRICHE de la BELLE de MAI

11. CABINET des MONNAIES et MEDAILLES

12. CHATEAU BORELY

13. MUSEE D’ART CONTEMPORAIN

 

Quand l’émotion surgit de la censure

 

«  L’enfant sauvage » de Bruno Castan, mis en scène par Marie-Provence et interprété par la Compagnie 7ème ciel, suit les traces du succès de «  Ballet Bar » auprès du public de Téhéran.

Sollicitée par le Fadjr Festival afin de proposer une sélection française pour sa 33ème édition, ACC&S a misé sur un spectacle dans lequel langage des corps et émotion doivent pallier l’absence de sur-titrage.

A priori un peu risqué, le défi a été relevé avec succès.

Un décollage pour Téhéran plutôt téméraire.

Début janvier 2015, une atmosphère de deuil pèse sur la France. Des manifestations s’élèvent dans le monde entier au cri de «  je suis Charlie » ou «  je ne suis pas Charlie ». Le 19 janvier, 3000 manifestants menacent l’ambassade de France de Téhéran. En dépit de cette ambiance inquiétante, ACC&S et la Compagnie de théâtre 7ème ciel décident, à l’unanimité, de s’envoler pour Téhéran. ACC&S a pris en charge la résolution de nombreuses questions avec le Festival Fadjr, en particulier le financement  et les demandes de visas en extrême urgence.  Quelques jours avant notre départ nous apprenons que des modifications doivent être apportées à la mise en scène. En vertu de la loi islamique, un homme et une femme qui ne sont pas mariés dans la vie civile, ne peuvent avoir de contact physique sur une scène de théâtre. Or le coeur du sujet de « l’enfant sauvage » réside dans l’amour maternel qu’offre, sans limites, Madame Guéret ( interprétée par Sonia Pintor) à cet enfant sauvage privé de la parole. ( Flavio Franciuli)

Nous sommes sur le point de renoncer à ce voyage.

A 24 heures du départ, la passion du théâtre, le désir profond de ces rencontres lointaines et improbables stimulent la créativité des comédiens qui multiplient les propositions de jeu afin de s’adapter à la censure.

Tard dans la nuit nous décidons de confirmer la réservation de nos billets d’avion .

Damien Thillé, régisseur ,accompagné de Flavio, magnifique comédien et acrobate brésilien,  partent en « éclaireurs » afin de vérifier la construction et la solidité de la structure du décor . Le travail effectué par les décorateurs du festival s’avère remarquable.

 Une première réussie mais à parfaire.

Nous arrivons à l’hôtel réservé pour les festivaliers à 4 heures du matin. La première représentation est prévue le soir même à 20 heures. La fatigue est palpable.

Les heures de réglages du son et de la lumière sur des consoles obsolètes, le contrôle de la commission de censure  ne tolérant que de brefs effleurements, les costumes à réinventer, deviennent des enjeux difficiles. Mais la volonté de jouer ne fléchit pas. La bienveillance des organisateurs s’évertuant à satisfaire toutes nos demandes nous apporte un appui précieux. Et la caverne d’Ali Baba du théâtre recèle des trésors…

Dès la première, la salle de 650 places est pleine. Le théâtre doit, hélas, refouler du public à l’entrée.

La promesse de la direction exécutive du festival de distribuer le synopsis de la pièce traduit en farsi n’a malheureusement pas été tenue.

Et pourtant les 80 minutes de spectacle emmènent le public dans l’histoire de cet «enfant sauvage » venu de France. Déjouant l’épineux problème de la langue, la poésie du spectacle, son propos et son intensité dramatique n’échappent en rien au public fasciné .

Et la magie opère

Le lendemain, pendant que j’assiste à la représentation du spectacle représentant l’Allemagne, la compagnie se consacre à de nouvelles mises au point. Marie-Provence a décidé que « son enfant » marquerait pour longtemps la mémoire de Téhéran.

La deuxième représentation du «  Wild Child » prend une dimension émotionnelle particulière. La communion avec le public est intense. La réinterprétation due à la censure  métamorphose les élans de Madame Guéret en suspens suscitant quelques rires complices. Le public n’est pas dupe. Les comédiens sont emportés par un élan de générosité sans limites. Les ingénieurs lumière et son (Damien Thillé et Etienne Fortin) déjouent les défaillances matérielles. La salle comble, suspendue aux souffles de «  l’enfant sauvage », partage le désarroi du Docteur Villeneuve ( Mathieu Bonfils), la perplexité de Bonnefous ( Philippe Levy) et la tendre ténacité de Madame Guéret ( Sonia Pintor).

 De jeunes iraniens aux yeux rieurs et au sourire éclatant nous retrouvent à la sortie du théâtre. Ils nous tendent la main, nous hésitons, ils s’en amusent.La jeunesse de Téhéran serre donc les mains des étrangères en public. Ils ont assisté aux deux représentations, nous échangeons des points de vue au sujet du film de  François Truffaut. Nous nous sentons heureux et bienvenus, bien loin d’une quelconque menace relative à notre nationalité.

Le grand metteur en scène iranien Ghotbedin Sadeghi vient  féliciter les comédiens dans leur loge.

Plus tard, à l’hôtel, une soirée musicale improvisée mêle Brassens, les chants catalans et la musique traditionnelle iranienne. Mathieu ose un timide «  Gare au Gorille », Sonia chante à capella. Nous nous perdons un peu dans les règles de la loi islamique.

 

Visite guidée sous contrôle et soirée Shakespeare

  Notre séjour à Téhéran se révèle bien trop bref. Mais d’autres obligations nous attendent en France. Notre dernière journée est consacrée à la visite du Golestan Palace, de la chambre forte de la banque Melli qui renferme les Joyaux de la Couronne (  le plus célèbre, le Daria-e Nur, un diamant de 182 carats, ramené de Delhi, au XVIIIe siècle, un globe terrestre comprenant 51 000 pierres précieuses et la couronne des Pahlavi fabriquée en 1924 qui réunit plus de 3 000 diamants, émeraudes et saphirs).Nos achats se limitent plus modestement aux pistaches fraîches dans les souks. Notre guide interprète, la dévouée Areezo nous accompagne de sa patience exemplaire. Nous nous sentons certes frustrés de ne pas avoir la possibilité de nous éloigner de plus de 100 mètres lorsque nous parcourons les rues.  Nous voulons rencontrer des iraniens. Mais nous respectons scrupuleusement les consignes.

Le hall de l’hôtel s’avère être le lieu dédié aux rencontres avec les autres compagnies, venues d’Arménie, d’Oman ou d’ailleurs.

Durant notre dernière soirée nous assistons, en hôtes privilégiés, à une représentation en farsi de Macbeth, mis en scène par une jeune compagnie iranienne.

Une forme de dialogue à développer sans limites

  L’objectif de ACC&S, de même qu’en 2014, est de nouveau atteint.   Les mots «  dialogue interculturel » et «  rencontres interculturelles » contiennent en Iran, en 2015, une symbolique forte. D’une part parce que ces mots, objectifs clefs de l’association, sont difficiles à mettre en oeuvre à titre individuel lors d’un festival d’une telle dimension, dépendant de l’état. Il est clairement exprimé que les compagnies ne peuvent quitter l’hôtel sans leur accompagnateur officiel, eût-il les traits d’une jeune et ravissante interprète.

D’autre part la barrière de la langue existe.( Même si certains iraniens s’expriment assez bien en anglais et souvent étudient le français en deuxième langue étrangère.)  C’est pourquoi le langage théâtral, dès lors que les clefs de compréhension en sont donnés, s’avère un extraordinaire vecteur de lien et de partage. Le public iranien exprime clairement son désir de rencontres avec la culture européenne et tout particulièrement avec la scène artistique française.

Au nom de ACC&S et de ses objectifs je me réjouis par avance des prochaines représentations théâtrales françaises qui pourront être jouées en Iran.

Viviane Bonnier

Visite chez les Yezidis dans la Vallée Sacrée de Lalish

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En octobre 2013, quelques mois avant la triste guerre qui s’est abattue depuis sur cette région du Moyen Orient, Stéphane Tellier, directeur de l’Institut français de Erbil, Yuta du Goethe Institut, spécialiste de l’étude du peuple autochtone yézidis et moi-même, Viviane Bonnier, avons eu l’immense bonheur de visiter la montagne sacrée des Yézidis au Kurdistan d’Irak. (Le jour de la fête annuelle il faut marcher pieds nus dans les ruelles en signe de respect). Nous avons passé un moment de quiétude et de douceur de vivre inoubliables et nous sentons très affectés par le sort réservé aujourd’hui à ce peuple.

Une brève histoire des Yézidis

Basé sur un récit du docteur Ephrem- Isa Yousif, titulaire de deux doctorats en étude des civilisations et philosophie, professeur à l’Université de Toulouse, écrivain et actuellement Directeur de la collection Peuples et cultures de l’Orient aux éditions l’Harmattan.

Les origines du Yezidism sont très anciennes et principalement issues du Moyen-Orient. Le mot  » Yezidi » pourrait dériver de l’iranien ancien  » Ezid » ou  » Yezdan » signifiant  » Dieu » ou ou  » Yazata », celui qui mérite d’être vénéré ainsi qu’une créature divine.
En 2006 la population Yézidis pouvait être estimée à 500 000 personnes, la majorité vivant au nord de la Mésopotamie, près de Mossoul.La plupart d’entre eux parlent le kurmanji ( kurde du nord). la communauté yézidis vit principalement en Turquie, en Syrie, Iran, Georgie, Arménie et Europe.
Une longue histoire de relations cordiales a traditionnellement existé entre Yézidis et Assyro-Chaldéens-Syriaques, les deux groupes minoritaires qui ont habité le nord de l’Irak depuis l’Antiquité.
Les gouvernements successifs de l’Irak, dans le but de maintenir une chimérique unité entre ses populations ont constamment persécuté les Yézidis en les maintenant dans des situations de pauvreté et de précarité.
A la chute de Saddam Hussein, le gouvernement autonome du Nord de l’Irak, les considérant comme des kurdes, a décider de protéger leur liberté religieuse et leurs efforts pour promouvoir et conserver leur héritage culturel.

Visiter le lieu sacré des Yézidis, Lalish est un immense honneur. Lalish est entouré de montagnes et porte une haute valeur symbolique car c’est ici que se trouve la tombe du célèbre Sheikh Adi ibn Mustafa. C’est un haut lieu de pèlerinage et culte religieux.

Selon les chercheurs,  Sheikh Adi ibn Mustafa, mystique célèbre, a vécu au début du douzième siècle.Après avoir étudié la théologie à Baghdad il s’est retiré dans la vallée de Lalish. Il a vécu une vie monastique, loin de la société, en état de méditation spirituelle. de nombreux disciples l’ont suivi et une communauté s’est formée autour de lui. Il est mort en 1162 mais son influence a continué à grandir. Sa tombe est devenu un point central de la foi Yézidi et un important lieu de pèlerinage. Il n’existe pas d’écrits de sa parole qui se transmet oralement.

A l’entrée  de la montagne sacrée il faut retirer ses chaussures et marcher pieds nus .De même il faut veiller à ne pas marcher sur la première pierre du temple  dédié à Sheikh Adi, qui seul en avait le droit.

Les membres du clergé Yézidi portent un turban et sont vêtus d’une tunique et de pantalons blancs.

A l’intérieur du temple nous avons longé une vaste galerie de 30 mètres de long et 12 mètres de large pour arriver jusqu’à une grande chambre, le Saint des Saints, la tombe haute de Sheikh Adi, un grand sarcophage recouvert d’un tissu vert. ainsi que tous les pèlerins nous avons tourné 5 fois autour de la tombe.

Ensuite nous avons pu lancer le foulard, les yeux fermés, sur le petit monticule et former un voeu ( à condition que le foulard atteigne bien sa cible). le mien s’est réalisé en janvier 2014.

 

 

 

Le HIP HOP invité au FADJR FESTIVAL en IRAN

 Le HIP HOP à l’honneur lors du 32ème festival international de théâtre de Téhéran

La magie du HIP HOP revisité par la  Compagnie Pyramid  enflamme le public de Téhéran et suscite enthousiasme et félicitations des compagnies de théâtre venues du monde entier participer au 32ème Festival International de Théâtre Fadjr.Séduit par le spectacle BALLET BAR participant au 3ème festival international de théâtre de Hawler( Erbil) au Kurdistan d’Irak en octobre 2013, Ghotbedin Sadeghi, personnalité importante de l’univers du théâtre en Iran, ainsi que deux jeunes artistes iraniens présents au festival d’Avignon OFF, ont fortement appuyé la participation de BALLET BAR au 32ème Festival International de Théâtre de Fadjr en Iran du 20 janvier au 2 février 2014.

Soutenu par le Ministère de la Culture d’Iran, la 32ème édition du Festival International de Théâtre de Fadjr,a sélectionné et présenté des créations originaires des 5 provinces d’Iran.Par ailleurs,les metteurs en scène, artistes et professionnels liés aux plus prestigieux centres d’art dramatique et universités ont proposé les créations de la sphère internationale.

16 créations internationales ont investi les magnifiques théâtres de Téhéran: Arménie avec    » Ardalion »,Corée du Sud avec    » Nantacooking » et  » Dream of Butterfly », coproduction Iran, Inde, Hongrie avec  » Emptied of Bone »,
Italie avec    » Alone in the crowd » et  » Pictures from Gihan », Allemagne avec   » The House of Bernarda Alba », Norvège avec    » Ibsen Women », France avec    » Ali » (AIL) et  » BALLET BAR » ( BALLET CAFE), Canada avec    » Chess with Doomsday Machine, Espagne avec    » Malasombra », Pologne avec     »Pythian Oratorio », coproduction Iran- Arménie avec     » P2″, coproduction Iran-Canada avec    » Arash Sade », Estonie avec    » 1313note8″

Attérir et Danser

 Probablement considérés comme d’infatigables athlètes, les danseurs et techniciens de la Compagnie Pyramid ont été conviés à donner la première représentation de  » BALLET BAR », renommé pour l’occasion  » BALLET CAFE » quelques heures seulement après l’atterissage à Téhéran .

Aussi c’est avec satisfaction et un réel soulagement que les danseurs ont pu apprécier le travail des décorateurs du festival en charge de la construction des décors et surtout des bars montés sur roulettes.A ce propos je remercie une nouvelle fois Morgane, ingénieure de son état et  bénévole pour l’occasion, dont les plans parfaits ont une nouvelle fois contribué à dépasser la barrière du langage.Monsieur Namini a également grandement participé au succès du  premier spectacle grâce à sa dextérité pour retrouver les éléments de décors voyageant hors format depuis la France via Istanbul.

Succès sans Censure

Dès le premier soir, le public, tel un flot de billes de métal attirées par un aimant,s’est engouffré dans la salle de théâtre réservée à BALLET BAR par le Festival International de Théâtre de Fadjr.
Après quelques sièges disputés, des grincements de dents suivis d’une délicieuse courtoisie orientale, les nombreux spectateurs se sont parfois retrouvés assis à même le sol, assaillant les 3 côtés de la scène au grand dam de la sécurité.
Certes l’engouement du public pour  » BALLET CAFE » aurait nécessité une jauge plus importante, mais au vu des heures de répétitions scrupuleusement examinées par la commission de censure, la présence de BALLET BAR en Iran relève de l’exploit. Il est vrai que le pays n’est guère familiarisé aux décors new-yorkais,la musique charleston et encore moins à des garçons tourbillonnant sur la tête, la chemise « relevée » sur le menton et le nombril à l’air.

Le nouveau nom  » BALLET CAFE » plus politiquement correct, (car dans un  » bar » on boit, n’est-ce pas ?), n’a en rien dénaturé l’intégralité du spectacle pour lequel aucune modification ou adaptation n’a été exigée. La compagnie Pyramid a pu laisser libre cours à ses choix artistiques et scènographiques.

Nicolas, chargé de production de Cie Pyramid répondant à une journaliste iranienne

La nouvelle scène française en Iran

Partenaire de la Compagnie Pyramid pour le Festival International de Théâtre de Fadjr, un discours de son excellence l’Ambassadeur de France en Iran a introduit la seconde représentation de  » BALLET CAFE ».

L’Ambassadeur a particulièrement insisté sur les qualités physiques et artistiques des deux spectacles français représentés.

ALI de et avec Mathurin Bolze et  » BALLET BAR ».

Indiscutablement les similitudes entre ces deux spectacles dans le dépassement des normes en matière de langage corporel ont offert au public iranien conquis une nouvelle approche du processus de la création artistique contemporaine française.

Ce n’est qu’un au revoir 

Au public attentif , calme et posé à l’intérieur de la salle, attendant le début du spectacle, répondait à l’extérieur une quasi horde de spectateurs refoulés et frustrés, faute de place, tambourinant aux portes du théâtre au risque d’en faire exploser  les vitres et retardant ainsi de quelques minutes l’entrée en scène des artistes.Décidément  » BALLET BAR » ne sera pas passé inaperçu en Iran

Une prochaine tournée artistique s’imposerait-elle ?

Hors la scène 

La neige aux portes de Téhéran lors du festival International de Fadjr

Pendant leurs heures libres les danseurs de la Compagnie Pyramid ont su profiter de la piscine, du sauna et du jacuzzi de l’hôtel Ferdowsi, strictement interdits aux femmes…
Les lêve-tôt ont tenté l’expérience originale de surfer sur la neige des portes de Téhéran. Certains ont photographié les souks, ignorant que cela était interdit, mais  ont su résister aux chants des sirène des vendeurs de tapis persans. Gâteaux à la crème et pistaches fraîchement cueillies ont toutefois fait les délices des plus gourmands. Le dernier soir, les danseurs de la compagnie Pyramid ont supporté avec une méritoire patience les 3 longues heures de la cérémonie de clôture accompagnée de ses longs discours, dans une langue totalement insaisissable pour nous.

Rigueur, exigence, discipline

Elégance de rigueur pour la cérémonie de clôture du Festival Fadjr

Sans réelle surprise la cérémonie de clôture du Festival International de Théâtre de Fadjr a vu récompenser le magnifique  » Pythian Oratorio », « Ibsen Women », et  « la maison de Bernarda Alba » dans la catégorie internationale.
Cependant la participation de  » BALLET BAR » renforce la légitimité dans la compétition internationale de formes théâtrales, populaires sans doute, mais terriblement exigeantes en termes de rigueur et de discipline.
Elle couronne une fois de plus le remarquable travail de la Compagnie Pyramid depuis 10 ans.

Pour ma part, privée de piscine et revêtant le foulard obligatoire à chaque instant, la visite du musée des bijoux nationaux de la Banque Meli  (joyaux de la couronne), à deux pas de l’hôtel, fut un émerveillement et l’occasion d’un beau moment de partage avec la jeunesse du pays.

Tous nous revenons de ce magnifique pays le coeur chargé d’une intense émotion, le vif désir de revenir visiter Shiraz, Ispahan et Persépolis et porteurs de l’énergie nécessaire à  de nouvelles aventures internationales.  

               VivianeBonnier

 

Cérémonie de clôture Hawler International theater festival

Gallery

C’est avec un immense plaisir que Viviane Bonnier présidente de Arts, Cultures, Civilsations & Sports et Stéphane Tellier, directeur adjoint de l’Institut français de Erbil, ont reçu le trophée du meilleur spectacle de danse du Hawler International Theater Festival pour … Continue reading

La compagnie Pyramid à l’école française de Erbil

 

Après quelques sueurs et tremblements techniques et scèniques, la Compagnie Pyramid a pu mettre en place son décor mardi soir 7 octobre et procéder au premier filage. Mercredi matin 8 octobre, à l’invitation de l’Institut Français de Erbil, la Compagnie Pyramid s’est rendue dans l’école française de Erbil. En excellents pédagogues Mustapha et Jamel ont initié des enfants particulièrement enthousiastes à quelques échauffements et figures. Mais c’est un véritable triomphe qui a accueilli les démonstrations de Oussama, Rudy, Tony, Jamel et Mustapha. L’émotion était au rendez-vous …

Vimeo Compagnie Pyramid à ERBIL

Mercredi a 16h la Compagnie s’est produite dans la grande salle de Erbil à son comble. Stupéfait et enthousiaste, le public ne trouvait plus ses mots pour féliciter les danseurs  » amazing »,  » fantastic »,  » never seen this before in Erbil »,  » I wished it never stopped »…

Dès à présent 2 festivals souhaitent inviter la Compagnie Pyramid :Le Festival Nekor méditerranéen de théâtre à Al Hoceima et le festival de Téhéran en Iran.

Affaire à suivre….

Visite du Musée de préhistoire des Gorges du Verdon

Vendredi 19 octobre 2012, l’association  » Arts, Cultures, Sports et Civilisations » a organisé une sortie culturelle au Musée de la préhistoire de Quinson.
L’exposition permanente retrace un million d’années d’histoire de l’homme en Provence.Ces hommes nous ont légué un patrimoine riche et abondant.
Reconstitutions en 3 dimensions, vitrines, consoles interactives, multi-média font revivre les hommes qui ont occupé ce territoire depuis les premiers Homo erectus jusqu’à la conquète romaine au premier siècle avant Jésus-Christ.
Le musée a ouvert ses portes au public en avril 2001.Sa conception architecturale réalisée par l’architecte anglais Norman Foster associé au muséographe Bruno Chiambretto est aussi magistrale qu’innatendue.

 

La diversité culturelle s’exprime au Kurdistan

Les fédérations de football vont mettre en valeur leur identité culturelle dans la région autonome du Kurdistan d’Irak.

La région autonome du Kurdistan d’Irak va accueillir une coupe du monde de football inter-nationalités des peuples et nations autochtones ou minoritaires . L’association Arts, Cultures, Sports et Civilisations via son site internet a mis en valeur les transversalités sportives et culturelles des fédérations de football représentatives de peuples et nations  » non-fifa ». Depuis sa création en 2003 le N.F-Board organise des tournois de football à travers la VIVA WORLD CUP tm entre des associations de football représentatives de Peuples et de Nations non affiliés à la FIFA.La prochaine édition se tiendra dans la région autonompe du Kurdistan d’Irak du 25 mai au 5 juin 2012.

Une génération spontanée d’échanges culturels entre les joueurs représentant le pays Sami, la Provence, l’Occitanie, le Kurdistan etc…a suscité la création de l’association Arts, Cultures, Sports et Civilisations destinée à mettre en valeur les cultures du monde,promouvoir la diversité culturelle et les échanges de peuples et nations dits « minoritaires », à l’occasion de festivals et concerts de musique du monde.

Les Occitans se détendent et Le Darfour résiste presque jusqu’à la fin

Jeudi 7 juin, les occitans se sont rendu à l’Institut français de Erbil au Kurdistan pour la projection de  » Trobadors, un voyage occitan ». Quelques Saharouis se sont joints à la projection.

 

 

Stimulés par leurs coachs, Mark et Ben, dont l’énergie ne connaît aucun temps mort, le Darfour résiste vaillamment face au Sahara Occidental. Réussissant un magnifique but d’égalisation, les joueurs épuisés par la chaleur, la tempête de sable et l’enchaînement des matchs, cèdent durant les minutes d’arrêts de jeu.


Le jeune public kurde attiré par ces équipes insolites s’amusent à imiter les cris d’encouragements des accompagnants de l’équipe du Darfour. Il en résulte une joyeuse cacophonie multi-langues …

Une légère inquiètude s’installe quand s’approche la tempête de sable….Le match pourra-t-il tirer jusqu’à sa fin ?

Zanzibar au cinéma et cérémonie du thé

En cette troisième journée de la VIVA World Cup, les Occitans et les kurdes sont partis s’affronter à Suleymaniah à une distance de 3 heures de route de Erbil suivis par l’équipe de tournage de Canal+.

Restés à Erbil, les joueurs de Zanzibar se sont rendus au festival de cinéma à l’Institut français où ils ont passé un excellent moment de détente en découvrant Zanzibar Musical Club. Ils ont beaucoup ri et ont été très touchés de découvrir ce film. Leur culture musicale traditionnelle, le Taarab, racontée par un réalisateur français a provoqué une certaine émotion partagée par les kurdes visiteurs de l’Institut français.

Une émouvante cérémonie

L’émotion était encore au rendez-vous lors de la cérémonie du thé à laquelle les Saharaouis ont invité les joueurs du Darfour.Quoique leurs langues soient différentes, ils ont choisi l’arabe pour se présenter et exprimer leur désirs profonds pour l’avenir de chacun de leur peuple.