Jannis Psychopedis
Exposition,  En ce moment

Jannis Psychopedis : l’exposition hommage à la Fondation Goulandris

Celles que j’ai gardées

Athènes, 20 mai – 4 octobre 2026

La Fondation Basil & Elise Goulandris présente dans son musée d’Athènes un hommage à l’éminent artiste Jannis Psychopedis, intitulé « Jannis Psychopedis : Paysages de la mémoire. Celles que j’ai gardées », du 20 mai au 4 octobre 2026.

L’exposition retrace le parcours artistique de Jannis Psychopedis de 1962 à nos jours à travers 70 œuvres. Fait particulièrement significatif : il s’agit d’œuvres que l’artiste a lui-même choisi de conserver dans sa collection privée, offrant ainsi un regard rare et intimiste sur son travail et ses choix artistiques.

Jannis Psychopedis
“Night in Brussels”, 1988. Oil on canvas, 120 × 100 cmphoto © Chris Doulgeris

Le début de carrière de Jannis Psychopedis

Jannis Psychopedis a émergé sur la scène des arts visuels dans le climat de libéralisme des années 1960, en tant que membre éminent du groupe artistique « A », du groupe des Nouveaux Réalistes Grecs, ainsi que du Centre des Arts Visuels. Dès le tout début de sa carrière, ses œuvres constituent des exemples tangibles d’un tournant vers la néo-figuration qui se faisait sentir à l’échelle mondiale et avait inévitablement touché la Grèce. Sa richesse et sa productivité au sein du champ naissant du néo-réalisme peuvent être en partie attribuées à la convergence de deux mondes : une éducation artistique à la fois distinctement orientée vers la Grèce et tournée vers l’Occident. Ce carrefour de deux mondes, qui n’ont pas fusionné mais ont coexisté, a permis des échanges artistiques interactifs et fertiles, lui donnant la force de s’élever contre les effets d’une industrialisation agressive et d’un consumérisme excessif.

Jannis Psychopedis
la rencontre Photo credits © Chris Doulgeris

L’exposition Jannis Psychopedis, est présentée en 20 chapitres, articulés selon les récits et les explications de l’artiste lui-même. À titre indicatif, elle s’ouvre sur une série d’œuvres de 1962 qui marquent le véritable point de départ du parcours artistique de Psychopedis, suivie d’œuvres de 1967 qui capturent l’atmosphère d’agitation politique et sociale de l’époque.

Il n’existe pas d’œuvre que j’aurais volontairement cachée. Je n’ai jamais gardé ces œuvres pour les soustraire au regard. Au contraire, elles étaient pour moi des points d’appui pour aller vers quelque chose de nouveau. Une sorte de soutien intérieur : savoir qu’elles existent autour de moi m’aidait à effectuer un nouveau déplacement, à quitter ce qui existait déjà pour entrer dans un nouvel espace.

La « Leçon d’anatomie » dévoile la relation intense de l’artiste avec l’anatomie, qui remonte à ses années d’étudiant. Cette relation se reflète également dans une autre section de l’exposition, où les figures semblent porter des blessures qui ne sont pas nécessairement visibles — même les modèles nus, qui suggèrent à première vue une présence érotique, sont représentés comme des corps fragiles et presque meurtris. La série « La lettre qui n’est jamais arrivée », où se mêlent éléments de la vie quotidienne et références personnelles, a été créée à partir de matériaux hétérogènes. « Nuit à Bruxelles », une série réalisée après l’installation de l’artiste à Bruxelles en 1986, se concentre sur l’interaction entre l’espace intérieur et extérieur, la chambre privée et l’image de la ville au-delà des fenêtres. Par ailleurs, le cycle de 1999 « Rapport à Goya » est un manifeste anti-guerre qui relie les images traumatiques du passé aux événements contemporains.

L’« Oracle », l’une des œuvres les plus emblématiques de l’artiste, se distingue par sa forme complexe et multicouche, englobant des thèmes issus des civilisations contemporaine et antique. Les références à l’Antiquité classique sont également évidentes dans la série inspirée par les grands incendies de 2007 à l’Ancienne Olympie, qui explore la relation entre le présent vivant et un monde classique fonctionnant comme un point de repère.

Jannis Psychopedis
, “Portrait of a Lady”, 1976. Oil, fabric, plastic on canvas, 80 × 70 cm Photo credits © Chris Doulgeris

L’exposition Jannis Psychopedis, est placée sous le commissariat de Kyriakos Koutsomallis, directeur général de la Fondation B&E Goulandris.

L’exposition s’accompagne d’un catalogue complet en grec et en anglais ainsi que d’une série de podcasts en trois épisodes, intégrée aux « Podcasts B&E Goulandris : une plongée audio dans le monde enchanteur de l’Art », disponible sur toutes les plateformes.

Pendant toute la durée de l’exposition, des visites guidées en langue grecque auront lieu tous les vendredis de 18h00 à 18h45 ainsi que les samedis et dimanches de 16h00 à 16h45. De plus, le programme de la Fondation spécialement conçu pour les personnes de 60 ans et plus et pour les personnes souffrant de troubles cognitifs légers, intitulé « Jeux pour adultes », se tiendra dans l’espace d’exposition durant les mois de mai, juin et septembre, aux côtés du programme de pleine conscience sur mesure « Pleine conscience au Musée ». Des ateliers pédagogiques pour les enfants de différentes tranches d’âge sont programmés pour le mois de septembre.

Informations pratiques :

  • Commissaire : Kyriakos Koutsomallis, directeur général de la Fondation B&E Goulandris
  • Scénographie de l’exposition : Paraskevi Gerolymatou, Andreas Georgiadis
  • Dates de l’exposition : 20 mai – 4 octobre 2026
  • Horaires d’ouverture : Lundi, mercredi, jeudi, samedi & dimanche : 10h00 – 18h00 | Vendredi : 10h00 – 20h00 | Fermé le mardi

Fondation Basil & Elise Goulandris

13 Eratosthenous, Athènes 11635

Tél : + 30 210 725 2895

visit@goulandris.gr | goulandris.gr

Et jusqu’au 26 juillet 2026, ,ne manquez pas cette petite mais fascinante exposition des kilims de Geraki