Été 2026 : Festival d’Athènes et d’Épidaure en première édition
Le Festival d’Athènes et d’Épidaure 2026 lance la première édition de son programme artistique d’été 2026 au Théâtre antique d’Épidaure. Chaque édition est autonome mais s’inscrit dans une trilogie 2026‑2028, mêlant dramaturgies contemporaines, nouvelles lectures du drame antique, théâtre, danse et opéra. Le public pourra découvrir des œuvres classiques et rares, françaises et internationales, dans un lieu unique qui valorise l’intemporalité et la richesse de la dramaturgie antique.
OPÉRA du Festival d’Athènes et d’Épidaure 2026
Nouvelle production – 20 juin – Théâtre national lyrique
Médée de Luigi Cherubini
Le Théâtre national lyrique ressuscite au Théâtre antique d’Épidaure l’opéra Médée de Luigi Cherubini pour une représentation unique le 20 juin 2026, soixante-cinq ans après la légendaire production de 1961 avec Maria Callas dans le rôle-titre, mise en scène par Alexis Minotis, décors et costumes de Yannis Tsarouchis, chorégraphie de Maria Khors.
Dans le cadre de son axe thématique pour la saison artistique 2025/26, explorant « l’opéra du futur à travers le matrice du passé », le Théâtre national lyrique choisit de revisiter Médée de 1961 avec les matériaux d’aujourd’hui. À partir des livres de mise en scène de Minotis, des dessins de Tsarouchis et des riches archives photographiques des représentations légendaires de Callas à Épidaure, la production est reconstituée pour offrir au public contemporain une occasion rare de découvrir une étape emblématique de la culture grecque.
Le rôle-titre est interprété par la grande soprano dramatique italienne Anna Pirozzi, accompagnée de Jean-François Borras (Jason), Tasis Christogiannopoulos (Créon), Alisa Kolosova (Néris) et Danae Kontora (Glauque).
THÉÂTRE du Festival d’Athènes et d’Épidaure 2026
Première – 3 & 4 juillet
Christos Theodoridis – Les Perses d’Eschyle
Une nuit profonde comme mille ans, quelque part dans le monde, vingt-cinq personnes attendent la nouvelle d’une catastrophe certaine. La peur de chacun se confirme. Entre l’ampleur du deuil et l’action de réaction qui semble impossible, elles se sentent suspendues et impuissantes. Cette nuit, six personnes ne peuvent que pleurer.
À partir de la nouvelle de la défaite catastrophique à Salamine, l’histoire se concentre sur le deuil — intransigeant, constant, répétitif — pour ceux qui ont disparu et pour le passé heureux perdu.
10 & 11 juillet
Plus d’informations seront annoncées prochainement.
Première – 17 & 18 juillet
Théâtre national – Dimitris Karantzas – Alceste d’Euripide
Une parabole contemporaine à fort accent politique. Une œuvre double, suspendue entre vie et mort, jeu et cauchemar, tragédie écrasante et comédie inattendue. Alceste se sacrifie publiquement pour sauver Admetos, soulevant des questions sur le genre, le pouvoir et la responsabilité de la société.
Première – 24 & 25 juillet

Nikos Karathanos – La Paix (Aristophane)
Une exploration de la comédie d’Aristophane, soulignant le contraste entre guerre et fertilité, violence et amour, dans un contexte social et politique.
Première – 31 juillet & 1er août
Théâtre national – Eleni Efthymiou – Les Troyennes d’Euripide
Une œuvre profondément centrée sur l’humain et anti-guerre, portée par vingt-deux interprètes de tous âges, avec et sans handicap, et musique live sur scène. Le corps féminin est présenté comme symbole universel de la tragédie humaine.
DANSE / THÉÂTRE du Festival d’Athènes et d’Épidaure 2026
Première en Grèce – 7 & 8 août
Alan Lucien Øyen – Antigone
Une nouvelle interprétation radicale d’Antigone, mêlant poésie du mouvement, du texte et de la parole, confrontant la tragédie classique aux dilemmes contemporains sur la justice, la morale et la dignité humaine.
21 & 22 août

Une lecture contemporaine, politique et humaine, où le corps et la responsabilité collective deviennent actes politiques, face à l’épuisement et à l’entropie d’une société en guerre.
28 & 29 août
Organisation théâtrale de Chypre – Thomas Moschopoulos – Ion d’Euripide
Une œuvre énigmatique, à la frontière du tragique et du comique, du mythe et du réalisme, explorant l’identité et l’appartenance, où la scène devient espace de réflexion plurivoque sur la vérité et le mensonge.
Le Festival d’Athènes et d’Épidaure est subventionné par le Ministère de la Culture.
En archives le Festival d’Athènes et d’Epidaure 2025