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	<title>artistes &amp; artisans(es) &#8211; Echos d&#039; Athènes</title>
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	<description>Découvertes, Immersion, Partages</description>
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	<title>artistes &amp; artisans(es) &#8211; Echos d&#039; Athènes</title>
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		<title>Une archéologue-céramiste m’a appris à regarder les musées autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ethno-Sport]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 20:37:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi certains objets de musée nous laissent-ils indifférents ? Alignés derrière des vitrines, silencieux, souvent privés de leur usage, ils semblent parfois loin de nous. Et pourtant, il suffit d’un geste — celui de la fabrication — pour qu’ils retrouvent soudain leur sens. C’est précisément ce que propose&#160; Kath, une archéologue devenue céramiste, que j’ai eu la chance de rencontrer. Pour Kath, il ne s&#8217;agit pas de copier les objets anciens, mais de les comprendre, en les recréant. L&#8217; artisanat archéologique: ni copie, ni oeuvre d&#8217;art Son approche est radicalement différente. Elle observe, mémorise, puis recrée.« Je photographie avec les yeux », dit-elle en substance. Les mesures ? Elle les laisse de côté. Elle travaille “au compas dans l’œil”, forte de décennies passées à manipuler des objets archéologiques. Ainsi, ses pièces ne sont jamais des copies exactes. Elle peut reprendre la forme d’un vase néolithique, mais en transformer le décor. Ou, au contraire, restituer fidèlement un motif tout en modifiant les proportions. Ce qui compte, ce n’est pas la reproduction, mais la cohérence : respecter l’esprit d’une époque, ses codes, ses usages. «&#160;Ce que je fais assez souvent, c&#8217;est d’utiliser la forme d&#8217;un vase, mais je n&#8217;utilise pas nécessairement son décor. Je traite la surface d’une façon qui m’inspire. Cela peut être un décor qui est chronologiquement cohérent avec la période du vase. Par exemple si c&#8217;est un vase néolithique, je ne vais pas faire des figures humaines, il n&#8217;y en avait pas à l&#8217;époque, pratiquement pas.&#160;» Pas « artiste », mais « artisane » : l&#8217;intelligence de la main antique Elle refuse pourtant catégoriquement le terme «&#160;d’artiste&#160;». Dans l’Antiquité, rappelle-t-elle, il n’y avait pas de distinction entre artiste et artisan : un seul mot, technè, désignait à la fois le savoir-faire, la maîtrise technique et la création.« Je suis une artisane, au sens antique du terme», précise-t-elle. «&#160;J&#8217;ai une technicité, j&#8217;ai une capacité d&#8217;observation, j&#8217;ai surtout une culture archéologique qui me dicte certaines choses, Mais je ne suis pas une artiste au sens moderne.» Artisanat archéologique : Comprendre par le geste Pendant des années, elle a fouillé, étudié, manipulé des fragments de céramique — souvent des objets du quotidien, rarement spectaculaires.« Ce qu’on trouve, ce n’est pas le trésor, mais la vie de tous les jours », rappelle-t-elle. C’est là que naît son intérêt pour l’objet : ce qu’il raconte — usages, gestes, contextes. La céramique devient alors un prolongement naturel de l’archéologie.« Les techniques n’ont presque pas changé depuis l’Antiquité » explique-t-elle. « C’est une connaissance presque immuable. » Ses sources d’inspiration sont hétéroclites : la Victoire de Samothrace, les oiseaux néolithiques, les poulpes minoens. Kath utilise notamment un oiseau du Ve siècle avant notre ère, observé au musée de l’Acropole, pour créer les pièces d’un jeu d’échecs moderne. Lorsqu’elle présente ses pièces, elle ne se contente pas de les montrer : elle les explique. Elle raconte leur origine, leur fonction, leur contexte. « Les gens me disent : maintenant, j’ai envie d’aller au musée. Parce que je comprends mieux. » Ce déclic est au cœur de sa démarche. Car ce qui manque, c’est souvent la clé de lecture. Regarder les objets autrement Examinons une figurine néolithique qu’elle a recréée : richement vêtue, parée de bijoux, elle ne renvoie pas à une simple représentation de la maternité. Tout indique un statut élevé : celui d’une femme de pouvoir, reconnue et respectée.Ces figures féminines, fréquentes pour ces périodes, ont parfois nourri l’idée d’un matriarcat dans les sociétés néolithiques. Sans trancher ce débat, elles témoignent au minimum d’une place centrale accordée aux femmes. Ce type de lecture, habituel pour les archéologues, est rarement accessible au grand public.Et c’est précisément ce fossé qu’elle cherche à combler. En redonnant aux objets leur contexte, leur usage et leur logique, elle transforme notre regard. Un autre exemple frappe par sa singularité : le Linéaire B. Apparue dès le XVe siècle avant notre ère, cette écriture mycénienne avait une vocation essentiellement pratique. Inscrits sur des tablettes d’argile, ces signes servaient à compter les marchandises et organiser la gestion des palais. Fascinée par cette pensée administrative primitive, Kath s&#8217;en empare pour marquer ses propres créations. Sur ses carreaux d’argile, chaque symbole retrouve sa fonction première : désigner et raconter la matière. Une manière de transformer un inventaire antique en un objet graphique et moderne. Une autre manière d’entrer au musée Kath ne cherche pas à attirer le public au musée, mais à en faire comprendre l’utilité. Pour elle, les musées sont des lieux qui permettent de lire notre présent à travers le passé. Les objets anciens ne sont pas seulement des vestiges : ils témoignent de pratiques, d’usages et d’une esthétique dont nous avons hérité. « Quand on remet ces objets dans leur contexte, on se rend compte que nous fonctionnons à peu près de la même façon », explique-t-elle. « Pratiquement tout a été inventé à l&#8217;époque, sauf le téléphone portable ». Son travail consiste à créer ce lien, à rendre ces objets plus accessibles et compréhensibles. En donnant des clés de lecture, elle observe un changement de regard, y compris chez des personnes déjà familières de l’archéologie. Les objets ne sont plus perçus comme lointains ou abstraits, mais comme faisant partie d’une histoire commune. « C’est notre patrimoine à tous », rappelle-t-elle. Une manière, selon elle, de redonner du sens à la visite des musées, sans chercher à convaincre, mais en suscitant l’intérêt. Et peut-être est-ce là, finalement, la véritable réussite de cette archéologue-céramiste : non pas recréer le passé, mais nous apprendre à le regarder autrement. Kath présente ses pièces lors d’une exposition annuelle organisée chez elle début décembre, ouverte principalement à son cercle d&#8217;amis mais accessible également par le bouche-à-oreille ; les personnes intéressées peuvent la contacter directement par mail. ceramikath@gmail.com Pour prolonger ce regard, découvrez le portrait de Christina Anid, artiste à Athènes. Une façon toute différente d’entrer dans la culture grecque, entre mémoire et création contemporaine.</p>
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<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi certains objets de musée nous laissent-ils indifférents ?</h3>



<p>Alignés derrière des vitrines, silencieux, souvent privés de leur usage, ils semblent parfois loin de nous. Et pourtant, il suffit d’un geste — celui de la fabrication — pour qu’ils retrouvent soudain leur sens.</p>



<p>C’est précisément ce que propose&nbsp; Kath, une archéologue devenue céramiste, que j’ai eu la chance de rencontrer. Pour Kath, il ne s&rsquo;agit pas de copier les objets anciens, mais de les comprendre, en les recréant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo; artisanat archéologique: ni copie, ni oeuvre d&rsquo;art</h3>



<p></p>



<p>Son approche est radicalement différente. Elle observe, mémorise, puis recrée.<br>« <em>Je photographie avec les yeux</em> », dit-elle en substance. Les mesures ? Elle les laisse de côté. Elle travaille “<em>au compas dans l’œil”</em>, forte de décennies passées à manipuler des objets archéologiques.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="995" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-995x1024.jpeg" alt="Artisanat archéologique" class="wp-image-8834" style="aspect-ratio:0.9716948736816287;width:427px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-995x1024.jpeg 995w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-291x300.jpeg 291w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-146x150.jpeg 146w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-768x791.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-1492x1536.jpeg 1492w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-1989x2048.jpeg 1989w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074-1140x1174.jpeg 1140w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040074.jpeg 2000w" sizes="(max-width: 995px) 100vw, 995px" /></figure>
</div>


<p></p>



<p>Ainsi, ses pièces ne sont jamais des copies exactes. Elle peut reprendre la forme d’un vase néolithique, mais en transformer le décor. Ou, au contraire, restituer fidèlement un motif tout en modifiant les proportions. Ce qui compte, ce n’est pas la reproduction, mais la cohérence : respecter l’esprit d’une époque, ses codes, ses usages.</p>



<p><em>«&nbsp;Ce que je fais assez souvent, c&rsquo;est d’utiliser la forme d&rsquo;un vase, mais je n&rsquo;utilise pas nécessairement son décor. Je traite la surface d’une façon qui m’inspire. Cela peut être un décor qui est chronologiquement cohérent avec la période du vase. Par exemple si c&rsquo;est un vase néolithique, je ne vais pas faire des figures humaines, il n&rsquo;y en avait pas à l&rsquo;époque, pratiquement pas.&nbsp;»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pas « artiste », mais « artisane » : l&rsquo;intelligence de la main antique</h3>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="805" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-1024x805.jpeg" alt="Artisanat archéologique" class="wp-image-8836" style="aspect-ratio:1.2720675593231223;width:393px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-1024x805.jpeg 1024w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-300x236.jpeg 300w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-150x118.jpeg 150w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-768x604.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-1536x1208.jpeg 1536w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087-1140x897.jpeg 1140w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040087.jpeg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<p>Elle refuse pourtant catégoriquement le terme «&nbsp;d’artiste&nbsp;».</p>



<p>Dans l’Antiquité, rappelle-t-elle, il n’y avait pas de distinction entre artiste et artisan : un seul mot, <em>technè</em>, désignait à la fois le savoir-faire, la maîtrise technique et la création.<br>« <em>Je suis une artisane, au sens antique du terme»</em>, précise-t-elle. «&nbsp;<em>J&rsquo;ai une technicité, j&rsquo;ai une capacité d&rsquo;observation, j&rsquo;ai surtout une culture archéologique qui me dicte certaines choses, Mais je ne suis pas une artiste au sens moderne.</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Artisanat archéologique : Comprendre par le geste</h3>



<p>Pendant des années, elle a fouillé, étudié, manipulé des fragments de céramique — souvent des objets du quotidien, rarement spectaculaires.<br>« <em>Ce qu’on trouve, ce n’est pas le trésor, mais la vie de tous les jours </em>», rappelle-t-elle.</p>



<p>C’est là que naît son intérêt pour l’objet : ce qu’il raconte — usages, gestes, contextes. La céramique devient alors un prolongement naturel de l’archéologie.<br>«<em> Les techniques n’ont presque pas changé depuis l’Antiquité</em> » explique-t-elle. « <em>C’est une connaissance presque immuable</em>. »</p>



<p>Ses sources d’inspiration sont hétéroclites : la Victoire de Samothrace, les oiseaux néolithiques, les poulpes minoens. Kath utilise notamment un oiseau du Ve siècle avant notre ère, observé au <a href="https://www.theacropolismuseum.gr/andriko-agalma-me-ti-basi-toy-o-moshoforos" target="_blank" rel="noopener">musée de l’Acropole</a>, pour créer les pièces d’un jeu d’échecs moderne.</p>



<p>Lorsqu’elle présente ses pièces, elle ne se contente pas de les montrer : elle les explique. Elle raconte leur origine, leur fonction, leur contexte.</p>



<p>« <em>Les gens me disent : maintenant, j’ai envie d’aller au musée. Parce que je comprends mieux</em>. »</p>



<p>Ce déclic est au cœur de sa démarche. Car ce qui manque, c’est souvent la clé de lecture.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Regarder les objets autrement</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="769" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-769x1024.jpeg" alt="Artisanat archéologique" class="wp-image-8837" style="aspect-ratio:0.7509825887177929;width:415px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-769x1024.jpeg 769w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-225x300.jpeg 225w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-113x150.jpeg 113w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-768x1023.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-1153x1536.jpeg 1153w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-1538x2048.jpeg 1538w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-1140x1518.jpeg 1140w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2026/04/P1040082-scaled.jpeg 1922w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /></figure>
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<p>Examinons une figurine néolithique qu’elle a recréée : richement vêtue, parée de bijoux, elle ne renvoie pas à une simple représentation de la maternité. Tout indique un statut élevé : celui d’une femme de pouvoir, reconnue et respectée.<br>Ces figures féminines, fréquentes pour ces périodes, ont parfois nourri l’idée d’un matriarcat dans les sociétés néolithiques. Sans trancher ce débat, elles témoignent au minimum d’une place centrale accordée aux femmes.</p>



<p>Ce type de lecture, habituel pour les archéologues, est rarement accessible au grand public.<br>Et c’est précisément ce fossé qu’elle cherche à combler. En redonnant aux objets leur contexte, leur usage et leur logique, elle transforme notre regard.</p>



<p>Un autre exemple frappe par sa singularité : le Linéaire B. Apparue dès le XVe siècle avant notre ère, cette écriture mycénienne avait une vocation essentiellement pratique. Inscrits sur des tablettes d’argile, ces signes servaient à compter les marchandises et organiser la gestion des palais.</p>



<p>Fascinée par cette pensée administrative primitive, Kath s&rsquo;en empare pour marquer ses propres créations. Sur ses carreaux d’argile, chaque symbole retrouve sa fonction première : désigner et raconter la matière. Une manière de transformer un inventaire antique en un objet graphique et moderne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une autre manière d’entrer au musée</h3>



<p>Kath ne cherche pas à attirer le public au musée, mais à en faire comprendre l’utilité. Pour elle, les musées sont des lieux qui permettent de lire notre présent à travers le passé. Les objets anciens ne sont pas seulement des vestiges : ils témoignent de pratiques, d’usages et d’une esthétique dont nous avons hérité. « <em>Quand on remet ces objets dans leur contexte, on se rend compte que nous fonctionnons à peu près de la même façon </em>», explique-t-elle. <em>« Pratiquement tout a été inventé à l&rsquo;époque, sauf le téléphone portable ».</em></p>



<p>Son travail consiste à créer ce lien, à rendre ces objets plus accessibles et compréhensibles. En donnant des clés de lecture, elle observe un changement de regard, y compris chez des personnes déjà familières de l’archéologie. Les objets ne sont plus perçus comme lointains ou abstraits, mais comme faisant partie d’une histoire commune. « <em>C’est notre patrimoine</em> <em>à tous</em> », rappelle-t-elle. Une manière, selon elle, de redonner du sens à la visite des musées, sans chercher à convaincre, mais en suscitant l’intérêt.</p>



<p>Et peut-être est-ce là, finalement, la véritable réussite de cette archéologue-céramiste : non pas recréer le passé, mais nous apprendre à le regarder autrement.</p>



<p>Kath présente ses pièces lors d’une exposition annuelle organisée chez elle début décembre, ouverte principalement à son cercle d&rsquo;amis mais accessible également par le bouche-à-oreille ; les personnes intéressées peuvent la contacter directement par mail. ceramikath@gmail.com</p>



<p>Pour prolonger ce regard, découvrez le portrait de <a href="https://ethno-sport.com/christina-anid-les-ex-votos-oeuvres-dart/">Christina Anid,</a> artiste à Athènes. Une façon toute différente d’entrer dans la culture grecque, entre mémoire et création contemporaine.</p>



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		<title>Christina Anid : Exil, Mémoire et Amour métamorphosés en art contemporain</title>
		<link>https://ethno-sport.com/christina-anid-les-ex-votos-oeuvres-dart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ethno-Sport]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 20:20:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[artistes & artisans(es)]]></category>
		<category><![CDATA[#artistes français en Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[#artistes internationaux en Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[#vie culturelle d’Athènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre exil, mémoire intime et gestes de réparation, Christina Anid transforme et ressuscite les objets du quotidien en œuvres contemporaines. Installée en Grèce Christina Anid bâtit une œuvre où l’amour, les objets trouvés et les souvenirs enfouis deviennent matière à métamorphose. Dans son atelier, les restes du passé renaissent en sculptures, collages et installations. Son travail explore la fragilité humaine autant qu’il célèbre la puissance de la reconstruction. À travers ses créations, l’artiste tisse un récit profond : celui d’une identité recomposée, d’une mémoire sauvée et d’un monde intérieur qui se répare en se donnant forme. Un parcours en archipel : du Liban à la Grèce, en passant par Paris et Madrid. Christina est née au Liban, mais elle a deux ans quand sa famille fuit la guerre pour s’installer à Paris. Journaliste pigiste, elle écrit sur l’environnement, le théâtre, les voyages, tout en commençant une collection de bijoux à Beyrouth. « Je préparais ma première expo là-bas. Je vivais entre Paris et Beyrouth, et puis un jour j’ai déménagé pour une maison au Pirée, immense, pour le prix de mon studio parisien.”&#160; La Grèce devient bien plus qu’une étape : « C’est l’équilibre parfait entre l’Orient et l’Europe. Et surtout, c’est un espace où je respire. » À Paris, dans son 20 m² de Montmartre, elle créait « des petits trucs ». « En Grèce j’ai trouvé de l’espace. J’ai commencé à faire ces grandes silhouettes de femmes. » « Chercheuse de trésors » : chiner dans les brocantes et dans les mémoires Christina a toujours « réuni ». D’abord avec la photo : « Pour mon travail de journaliste j’ai voyagé dans une quarantaine de pays, et partout, je photographiais les mêmes choses : des ciels, des oiseaux, des racines, des mains, de la rouille. » Elle assemble ces images par couleurs, par thèmes. « Les oiseaux, c’est l’envol, la liberté. Les mains, c’est l’humanité : on les tend, on les donne, on les prend. » Puis viennent les objets. « Je pars souvent du matériau. Les objets viennent à moi. » Elle hérite de meubles, de téléphones, de figurines kitsch de sa grand-mère. « Je ne peux pas me séparer de ces objets. Mais en l’état, ils ne me ressemblent pas. Alors je les transforme. » « Ces petites figurines rouges, c’étaient celles de ma grand-mère. Elle les avait sur sa commode, à côté de son parfum N°5. Je ne peux pas m’en séparer. Mais en rose et blanc, ce n’était pas moi. Alors je les ai peintes en rouge. » Un guéridon en bois foncé devient pop et coloré ; un échiquier en malachite se marie à une table peinte en vert. « C’est une façon de les faire miens, de les garder sans qu’ils m’envahissent. » Christina aime les&#160; bibelots, les amulettes, ces petits objets porte-bonheur, ces « porte-mémoires ». « Quand je tombe sur un objet qui me touche, parce qu’il est beau, parce qu’il brille, parce qu’il a une âme, parce qu’il fait un joli bruit, je veux qu’il continue d&#8217;exister. » « Je chine partout. Dans les brocantes, mais aussi dans les souvenirs des gens. » Des ex-votos ailés s’envolent dans un langage universel Et puis, il y a les ex-votos. « Sur les brocantes, je tombais sur ces plaques avec des noms au dos. Ça me semblait totalement incongru de pouvoir, moi, acheter une plaque votive, qui avait&#160; appartenu à une autre personne. Mais ensemble, elles racontent une histoire universelle : Tout ce qu&#8217;on désire, tout ce dont on a besoin, c&#8217;est partout la même chose. L&#8217;amour, la sécurité, la santé, la paix. On veut être vu et on prie pour nos morts, on pense à nos morts.. Derrière chaque plaque, il n’y a que de l’amour. »&#160; Aujourd’hui, les ex-votos connaissent un grand succès. « Les gens aiment ces objets chargés de mémoire. » La Grèce, ou l’Art de la Liberté C’est sur une plage de Sérifos, un soir d’été, que Christina comprend que la Grèce est son ancrage. «&#160;Je me souviens encore du jour où mon père me dit, en rentrant de la plage ; Bon, va te doucher, habille-toi, on va dîner. Et je me dis, je n&#8217;ai pas envie de me doucher, je n&#8217;ai pas envie de mettre mes chaussures. J&#8217;étais en maillot, et il dit, « C&#8217;est pas grave, ne prends pas ta douche, ne mets pas tes chaussures, mets ton pareo et on va dîner. » Je me suis dit, c&#8217;est ici. C&#8217;est pour moi, c&#8217;est ici.&#160;» La Grèce a tout changé.&#160; Ici, Christina a trouvé la lumière, l’espace, et surtout cette liberté qu’elle ne trouvait plus à Paris . « Là-bas, tout est normé. Ici, tu peux encore vivre comme tu veux, Aujourd’hui encore, il reste des espaces de liberté. Je conduis mon quad cheveux au vent, tu peux mettre une table dans la rue pour déjeuner, et personne ne t’en empêchera. Tant que ça ne fait de mal à personne…» Ce chaos organisé, ce « bordel humaniste », c’est ce qui l’a attirée. Elle qui a grandi entre Paris, Beyrouth et Madrid, ballottée par les histoires de déracinement de sa famille. Ces espaces de liberté elle les défend à travers son art où chaque objet, chaque collage, chaque ex-voto est une déclaration d’amour à la vie . «&#160;Les ex-votos, c’est aussi grâce à la Grèce,&#160; je les ai trouvés en Grèce. La Grèce m&#8217;a donné beaucoup et elle a définitivement changé ma trajectoire en tant qu’artiste. » &#160;Elle expose dans les îles — Patmos, Serifos… et collabore avec des galeries et notamment la galerie Taxidi à Tinos mais n&#8217;est pas officiellement représentée à Athènes ou à Paris.« Après des années de travail solitaire, le temps est peut être venu de trouver un compagnon de route, quelqu’un qui m’accompagne créativement comme Fadi Mogabgab, le premier galeriste qui m&#8217;a exposée à Beyrouth. Il a été un véritable pygmalion comme il en existait autrefois pour les artistes. » Pourtant, tout va bien pour elle « Depuis l’exposition rétrospective à l’Ambassade de France en 2022, les gens viennent me voir. » Elle aime les commandes personnalisées : « Plonger dans l’univers des autres&#160; me sort de moi-même, de ma solitude d’artiste «&#160; La rencontre qui marque un parcours : Claire Berest Christina se souvient de cette jeune femme sur une plage, il y a cinq ans, qui lui dit : « Vous me faites penser à Frida Kahlo ». Et lui offre le livre que Claire Berest a écrit sur l&#8217;histoire de Frida Kahlo et Diego Riviera. C&#8217;est un véritable coup de foudre pour la romancière française, figure majeure de la littérature contemporaine. En 2022, lors de sa grande rétrospective à la Résidence de France en Grèce, Claire Berest découvre, à son tour, l’œuvre de Christina et lui consacre, pour le catalogue de l’exposition, un texte, viscéral et puissant. Mémoire et Exil : des thèmes intemporels L&#8217;art de Christina Anid est traversé par l’exil et la quête de racines, des thèmes qui résonnent avec son histoire personnelle et avec notre époque. « Mon grand-père hongrois a fui son pays à 12 ans. Ma grand-mère grecque n’a jamais vécu en Grèce. Elle vivait au Caire et ma mère a grandi au Caire. Mon père est libanais, nous avons fui la guerre au Liban. » « Aujourd’hui, des millions de gens vivent cette expérience du déracinement. Mon travail parle de cela : comment se reconstruire, comment garder des traces » Ses silhouettes de femmes, ses ex-votos, ses collages sont des « cartes de mémoire ». Les ex-votos, ce sont les mêmes vœux, partout dans le monde. En les assemblant, elle symbolise tout ce qui nous unit malgré l’exil. « Les gens me confient leurs livres, leurs souvenirs, et je crée une table ou un collage avec ces objets. Comme une journaliste je recueille leurs histoires, et je les transforme en art. » L’art comme acte de survie « Mon désir profond, c’est de retenir le temps qui passe, de rassembler les souvenirs, comme une tentative désespérée de ne pas disparaître, de ne pas voir ma famille disparaître, mes souvenirs disparaître, le passé disparaître » Dans son atelier, des milliers d’images l’entourent. « Pour qu’elles ne disparaissent pas. Pour qu’elles restent là, autour de moi, parce qu&#8217;elles me font du bien, parce qu&#8217;elles me semblent belles ou confortables ou inspirantes.» Christina travaille sur un nouveau projet, un nouveau matériau , « La Robe du Temps&#160;». Un thème qui lui est cher .Christina tient dans ses mains un lot de pièces de montres anciennes, trouvées sur une brocante il y a des années. « Chaque pièce est une trace du passé, un fragment de vie. Je veux les rassembler pour dire : Regardez, tout cela existe encore.&#160; Je veux que les objets blessés deviennent des éclats de mémoire. » Comme avec « La robe du temps », Christina transforme les fragments du passé en une œuvre vivante. »: c’est une métaphore de son art tout entier. Un acte de survie, d’amour et de liberté. @christinaanid</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entre exil, mémoire intime et gestes de réparation, Christina Anid transforme et ressuscite les objets du quotidien en <a href="https://ethno-sport.com/lart-textile-contemporain-sinvite-a-athenes/">œuvres contemporaines</a>.</p>



<p>Installée en Grèce  Christina Anid bâtit une œuvre où l’amour, les objets trouvés et les souvenirs enfouis deviennent matière à métamorphose. Dans son atelier, les restes du passé renaissent en sculptures, collages et installations. Son travail explore la fragilité humaine autant qu’il célèbre la puissance de la reconstruction. À travers ses créations, l’artiste tisse un récit profond : celui d’une identité recomposée, d’une mémoire sauvée et d’un monde intérieur qui se répare en se donnant forme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un parcours en archipel : du Liban à la Grèce, en passant par Paris et Madrid.</h2>



<p>Christina est née au Liban, mais elle a deux ans quand sa famille fuit la guerre pour s’installer à Paris. Journaliste pigiste, elle écrit sur l’environnement, le théâtre, les voyages, tout en commençant une collection de bijoux à Beyrouth. <em>« Je préparais ma première expo là-bas. Je vivais entre Paris et Beyrouth, et puis un jour j’ai déménagé pour une maison au Pirée, immense, pour le prix de mon studio parisien.”&nbsp;</em></p>



<p>La Grèce devient bien plus qu’une étape : « C’est l’équilibre parfait entre l’Orient et l’Europe. Et surtout, c’est un espace où je respire. » À Paris, dans son 20 m² de Montmartre, elle créait « des petits trucs ». « <em>En Grèce j’ai trouvé de l’espace. J’ai commencé à faire ces grandes silhouettes de femmes. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">« Chercheuse de trésors » : chiner dans les brocantes et dans les mémoires</h2>



<p>Christina a toujours « réuni ». D’abord avec la photo : <em>« Pour mon travail de journaliste j’ai voyagé dans une quarantaine de pays, et partout, je photographiais les mêmes choses : des ciels, des oiseaux, des racines, des mains, de la rouille. »</em> Elle assemble ces images par couleurs, par thèmes.<em> « Les oiseaux, c’est l’envol, la liberté. Les mains, c’est l’humanité : on les tend, on les donne, on les prend. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-768x1024.jpeg" alt="Christina Anid" class="wp-image-8035" style="width:479px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-768x1024.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-225x300.jpeg 225w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-113x150.jpeg 113w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-1152x1536.jpeg 1152w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid-1140x1520.jpeg 1140w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/interieur-Christina-Anid.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quand les livres deviennent des tables</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p>Puis viennent les objets.<em> « Je pars souvent du matériau. Les objets viennent à moi. »</em> Elle hérite de meubles, de téléphones, de figurines kitsch de sa grand-mère. <em>« Je ne peux pas me séparer de ces objets. Mais en l’état, ils ne me ressemblent pas. Alors je les transforme. »</em></p>



<p>« <em>Ces petites figurines rouges, c’étaient celles de ma grand-mère. Elle les avait sur sa commode, à côté de son parfum N°5. Je ne peux pas m’en séparer. Mais en rose et blanc, ce n’était pas moi. Alors je les ai peintes en rouge. </em>»</p>



<p>Un guéridon en bois foncé devient pop et coloré ; un échiquier en malachite se marie à une table peinte en vert. <em>« C’est une façon de les faire miens, de les garder sans qu’ils m’envahissent. »</em></p>



<p>Christina aime les&nbsp; bibelots, les amulettes, ces petits objets porte-bonheur, ces « porte-mémoires ». <em>« Quand je tombe sur un objet qui me touche, parce qu’il est beau, parce qu’il brille, parce qu’il a une âme, parce qu’il fait un joli bruit, je veux qu’il continue d&rsquo;exister. »</em></p>



<p><em>« Je chine partout. Dans les brocantes, mais aussi dans les souvenirs des gens. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="769" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-769x1024.jpeg" alt="Christina Anid" class="wp-image-8028" style="width:479px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-769x1024.jpeg 769w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-225x300.jpeg 225w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-113x150.jpeg 113w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-768x1023.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-1153x1536.jpeg 1153w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-1538x2048.jpeg 1538w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-1140x1518.jpeg 1140w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030175-scaled.jpeg 1922w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /></figure>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des ex-votos ailés s’envolent dans un langage universel</h2>



<p>Et puis, il y a les ex-votos.<em> « Sur les brocantes, je tombais sur ces plaques avec des noms au dos. Ça me semblait totalement incongru de pouvoir, moi, acheter une plaque votive, qui avait&nbsp; appartenu à une autre personne. Mais ensemble, elles racontent une histoire universelle : Tout ce qu&rsquo;on désire, tout ce dont on a besoin, c&rsquo;est partout la même chose. L&rsquo;amour, la sécurité, la santé, la paix. On veut être vu et on prie pour nos morts, on pense à nos morts.. Derrière chaque plaque, il n’y a que de l’amour. »&nbsp;</em></p>



<p>Aujourd’hui, les ex-votos connaissent un grand succès. <em>« Les gens aiment ces objets chargés de mémoire. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="769" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-769x1024.jpeg" alt="Christina Anid" class="wp-image-8021" style="width:461px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-769x1024.jpeg 769w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-225x300.jpeg 225w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-113x150.jpeg 113w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-768x1023.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-1153x1536.jpeg 1153w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-1538x2048.jpeg 1538w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020437-scaled.jpeg 1922w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /></figure>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Grèce, ou l’Art de la Liberté</h2>



<p>C’est sur une plage de Sérifos, un soir d’été, que Christina comprend que la Grèce est son ancrage. «&nbsp;Je me souviens encore du jour où mon père me dit, en rentrant de la plage ; Bon, va te doucher, habille-toi, on va dîner. Et je me dis, je n&rsquo;ai pas envie de me doucher, je n&rsquo;ai pas envie de mettre mes chaussures. J&rsquo;étais en maillot, et il dit, « C&rsquo;est pas grave, ne prends pas ta douche, ne mets pas tes chaussures, mets ton pareo et on va dîner. » Je me suis dit, c&rsquo;est ici. C&rsquo;est pour moi, c&rsquo;est ici.&nbsp;»</p>



<p>La Grèce a tout changé.&nbsp; Ici, Christina a trouvé la lumière, l’espace, et surtout cette liberté qu’elle ne trouvait plus à Paris . <em>« Là-bas, tout est normé. Ici, tu peux encore vivre comme tu veux, Aujourd’hui encore, il reste des espaces de liberté. Je conduis mon quad cheveux au vent, tu peux mettre une table dans la rue pour déjeuner, et personne ne t’en empêchera. Tant que ça ne fait de mal à personne…»</em> Ce chaos organisé, ce « bordel humaniste », c’est ce qui l’a attirée. Elle qui a grandi entre Paris, Beyrouth et Madrid, ballottée par les histoires de déracinement de sa famille.</p>



<p>Ces espaces de liberté elle les défend à travers son art où chaque objet, chaque collage, chaque ex-voto est une déclaration d’amour à la vie . <em>«&nbsp;Les ex-votos, c’est aussi grâce à la Grèce,&nbsp; je les ai trouvés en Grèce. La Grèce m&rsquo;a donné beaucoup et elle a définitivement changé ma trajectoire en tant qu’artiste. »</em></p>



<p>&nbsp;Elle expose dans les îles — Patmos, Serifos… et collabore avec des galeries et notamment la galerie Taxidi à Tinos mais n&rsquo;est pas officiellement représentée à Athènes ou à Paris.<br><em>« Après des années de travail solitaire, le temps est peut être venu de trouver un compagnon de route, quelqu’un qui m’accompagne créativement comme Fadi Mogabgab, le premier galeriste qui m&rsquo;a exposée à Beyrouth. Il a été un véritable pygmalion comme il en existait autrefois pour les artistes. »</em></p>



<p>Pourtant, tout va bien pour elle <em>« Depuis l’exposition rétrospective à l’Ambassade de France en 2022, les gens viennent me voir. »</em> Elle aime les commandes personnalisées : <em>« Plonger dans l’univers des autres&nbsp; me sort de moi-même, de ma solitude d’artiste «&nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La rencontre qui marque un parcours : Claire Berest</h2>



<p>Christina se souvient de cette jeune femme sur une plage, il y a cinq ans, qui lui dit : « <em>Vous me faites penser à Frida Kahlo</em> ». Et lui offre le livre que <a href="https://www.babelio.com/auteur/Claire-Berest/119555" target="_blank" rel="noopener">Claire Berest</a> a écrit sur l&rsquo;histoire de Frida Kahlo et Diego Riviera. C&rsquo;est un véritable coup de foudre pour la romancière française, figure majeure de la littérature contemporaine.</p>



<p>En 2022, lors de sa grande rétrospective à la Résidence de France en Grèce, Claire Berest découvre, à son tour,  l’œuvre de Christina et  lui consacre, pour le catalogue de l’exposition, un texte, viscéral et puissant. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Mémoire et Exil : des thèmes intemporels</h2>



<p>L&rsquo;art de Christina Anid est traversé par l’exil et la quête de racines, des thèmes qui résonnent avec son histoire personnelle et avec notre époque.</p>



<p><em>« Mon grand-père hongrois a fui son pays à 12 ans. Ma grand-mère grecque n’a jamais vécu en Grèce. Elle vivait au Caire et ma mère a grandi au Caire. Mon père est libanais, nous avons fui la guerre au Liban. »</em></p>



<p><em>« Aujourd’hui, des millions de gens vivent cette expérience du déracinement. Mon travail parle de cela : comment se reconstruire, comment garder des traces »</em></p>



<p>Ses silhouettes de femmes, ses ex-votos, ses collages sont des « cartes de mémoire ». Les ex-votos, ce sont les mêmes vœux, partout dans le monde.  En les assemblant, elle symbolise tout ce qui nous unit malgré l’exil.</p>



<p><em>« Les gens me confient leurs livres, leurs souvenirs, et je crée une table ou un collage avec ces objets. Comme une journaliste je recueille leurs histoires, et je les transforme en art. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’art comme acte de survie</h2>



<p><em>« Mon désir profond, c’est de retenir le temps qui passe, de rassembler les souvenirs, comme une tentative désespérée de ne pas disparaître, de ne pas voir ma famille disparaître, mes souvenirs disparaître, le passé disparaître </em>» Dans son atelier, des milliers d’images l’entourent. <em>« Pour qu’elles ne disparaissent pas. Pour qu’elles restent là, autour de moi, parce qu&rsquo;elles me font du bien, parce qu&rsquo;elles me semblent belles ou confortables ou inspirantes.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="769" height="1024" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-769x1024.jpeg" alt="Christina Anid" class="wp-image-8020" style="width:445px;height:auto" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-769x1024.jpeg 769w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-225x300.jpeg 225w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-113x150.jpeg 113w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-768x1023.jpeg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-1153x1536.jpeg 1153w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-1538x2048.jpeg 1538w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1020547-scaled.jpeg 1922w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /></figure>
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<p>Christina travaille sur un nouveau projet, un nouveau matériau , « La Robe du Temps&nbsp;». Un thème qui lui est cher .Christina tient dans ses mains un lot de pièces de montres anciennes, trouvées sur une brocante il y a des années. </p>



<p>« <em>Chaque pièce est une trace du passé, un fragment de vie. Je veux les rassembler pour dire : Regardez, tout cela existe encore.&nbsp; Je veux que les objets blessés deviennent des éclats de mémoire.</em> »</p>



<p>Comme avec « La robe du temps », Christina transforme les fragments du passé en une œuvre vivante. »: c’est une métaphore de son art tout entier. Un acte de survie, d’amour et de liberté.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/11/P1030132.jpeg" alt="Christina Anid" class="wp-image-8027" style="width:526px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Une cuisine toute en Joie</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"> <strong>@christinaanid</strong></h3>



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			</item>
		<item>
		<title>A Athènes, Priscilla Benyahia tisse les fils de son héritage culturel</title>
		<link>https://ethno-sport.com/a-athenes-priscilla-benyahia-tisse-les-fils/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ethno-Sport]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 07:26:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[artistes & artisans(es)]]></category>
		<category><![CDATA[#artistes français en Grèce]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre Paris et Athènes, un voyage artistique au croisement des cultures Une résidence artistique, un nouvel élan créatif Lorsque l’artiste franco-algérienne Priscilla Benyahia (née en 1999) a découvert l’appel à candidature de la fondation Onassis Steggi sur Instagram pour une résidence d’artistes, elle ne se doutait pas que cela l’emmènerait vers une aventure transformatrice en Grèce. Après plusieurs expositions et une résidence dès la fin de ses études en France à la Villa Arson ( 2023), elle souhaitait prolonger son exploration artistique en terre hellénique. Ne trouvant pas facilement de travail sur place, elle est tombée sur cette opportunité, qu’elle a saisie avec enthousiasme. « J’avais envie de venir ici pour travailler, avoir du temps, des ressources et surtout être à Athènes, une ville que j’adore. J’aime son ambiance, ses habitants et la facilité avec laquelle on peut y faire des rencontres. » L’influence du cadre athénien sur la création artistique Vivre et créer à Athènes est loin d’être anodin. La ville, par son atmosphère vibrante et son histoire millénaire, façonne le travail de l’artiste. Cependant l’influence ne se limite pas à l’environnement matériel. L’artiste puise aussi son inspiration dans les rêves et l’onirique.&#160; « Mon art me révèle des choses intimes sur moi-même. En expliquant mes œuvres, je découvre de nouvelles dimensions de mon inconscient. » Jeux de mots et jeux de matières : une exploration linguistique et matérielle Le langage est un matériau à part entière dans son processus créatif. Bilingue en français et en anglais, avec une maîtrise de l’espagnol et de l’allemand, elle est fascinée par la manière dont un même mot peut prendre des significations différentes selon la culture. « L’étymologie et les jeux de mots ont transformé ma pratique artistique en une recherche de doubles sens et de significations cachées. » Son projet, initialement intitulé&#160;“Ada &#38; Linda Lovelace”, a évolué&#160; durant la&#160; résidence d’artistes pour devenir&#160;“Diary of a Cable Stripper” (Journal d’une dénudeuse de câbles). Il s’agit d’un entremêlement de récits où le mot&#160; anglais «&#160;lace&#160;» devient un pont entre le geste et l’histoire.&#160; Durant les&#160;Onassis AiR Spring Open Days&#160;2025&#160;Priscilla Benyahia a présenté une oeuvre de chevelure tressée de câbles de cuivre dénudés récupérés un peu partout.&#160; A travers son travail, l’artiste explore l’évolution du mot «&#160;lace&#160;» (dentelle), autrefois lié à un tissu fin et ajouré en coton ou en soie, associé aux économies coloniales,&#160;le commerce mondial et l’exploitation,&#160;puis devenu un verbe décrivant des actions d’entrelacement.&#160; L’évolution des significations du mot «lace» cristallise les héritages entrelacés de deux femmes, nommées Lovelace : Ada Lovelace, née en 1815, reconnue pour avoir développé en 1843 le premier algorithme publié destiné à être exécuté par une machine, et Linda Lovelace, née en 1949, l’une des premières stars du cinéma pornographique avant de devenir plus tard une militante contre la pornographie.&#160; À travers une installation mêlant câbles dénudés, tressages et symboles amazighs, Priscilla Benyahia interroge l’interconnexion entre histoire, langage et résistance, rendant hommage aux héritages scientifiques et aux luttes pour la liberté &#8211; qu’elle soit individuelle, culturelle ou intellectuelle. « Bromzzz » : Quand les objets du quotidien deviennent actes de révolte Priscilla Benyahia interroge la manière dont les objets façonnent notre quotidien et leur dimension politique. Son projet “Bromzzz”, une série de balais inspirés du mythe des sorcières, questionne la place des objets domestiques dans une société qui hyper-domestique le féminin. « Comment ces objets banals peuvent-ils devenir magiques, se transformer en une danse, en une révolte ? » Recycler le cheveu : un matériau symbolique et universel Son engagement dans le recyclage l’a conduite à travailler avec Matter of Trust, une association spécialisée dans la récupération des cheveux afin de créer des « matelas », notamment utilisés pour nettoyer les marées noires. Pendant deux semaines, elle a expérimenté la technique du feutrage capillaire, donnant naissance à une sculpture profondément symbolique. « Le cheveu, c’est la vie, la mort. Les oiseaux l’utilisent pour faire leur nid, et nous le jetons sans réfléchir. Dans l’époque victorienne, il était une relique du deuil. Aujourd’hui, dans un monde marqué par les génocides et l’oubli, je voulais créer un espace de recueillement à travers ce matériau. Mon œuvre est un lit sur lequel repose un symbole kabyle de protection, une manière de rappeler notre humanité commune. » L’avenir et les conseils aux jeunes artistes francophones Priscilla Benyahia prévoit d’exposer ses œuvres à Athènes d’ici fin 2025 ou début 2026, un projet ambitieux soutenu par la fondation Onassis Steggi. Elle insiste sur l’importance de créer, malgré les défis financiers et la forte compétition dans le milieu artistique grec. Peut-être au prochain Platforms Projects 2025 ? « Le plus important, c’est de faire son art. Il n’y a pas beaucoup de financements pour les artistes, mais en développant un réseau et en saisissant les opportunités, on peut avancer. » À travers son parcours et sa résidence d’artistes à Athènes, Priscilla Benyahia illustre comment un(e) artiste francophone peut naviguer entre défis et opportunités, tissant son propre langage visuel et poétique dans un contexte riche en histoire et en diversité culturelle. Infos: L&#8217;institut français de Grèce lance un appel à candidature&#160;pour la céramique à Rhodes: résidence d’artistes &#160;</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>Entre Paris et Athènes, un voyage artistique au croisement des cultures</em></h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une résidence artistique, un nouvel élan créatif</strong></h4>



<p>Lorsque l’artiste franco-algérienne Priscilla Benyahia (née en 1999) a découvert l’appel à candidature de la fondation Onassis Steggi sur Instagram pour une résidence d’artistes, elle ne se doutait pas que cela l’emmènerait vers une aventure transformatrice en Grèce. Après plusieurs expositions et une résidence dès la fin de ses études en France à la Villa Arson ( 2023), elle souhaitait prolonger son exploration artistique en terre hellénique. Ne trouvant pas facilement de travail sur place, elle est tombée sur cette opportunité, qu’elle a saisie avec enthousiasme.</p>



<p class="has-medium-font-size"><em>« J’avais envie de venir ici pour travailler, avoir du temps, des ressources et surtout être à Athènes, une ville que j’adore. J’aime son ambiance, ses habitants et la facilité avec laquelle on peut y faire des rencontres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’influence du cadre athénien sur la création artistique</strong></h4>



<p>Vivre et créer à Athènes est loin d’être anodin. La ville, par son atmosphère vibrante et son histoire millénaire, façonne le travail de l’artiste. Cependant l’influence ne se limite pas à l’environnement matériel. L’artiste puise aussi son inspiration dans les rêves et l’onirique.&nbsp;</p>



<p><em>« Mon art me révèle des choses intimes sur moi-même. En expliquant mes œuvres, je découvre de nouvelles dimensions de mon inconscient. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Jeux de mots et jeux de matières : une exploration linguistique et matérielle</strong></h4>



<p>Le langage est un matériau à part entière dans son processus créatif. Bilingue en français et en anglais, avec une maîtrise de l’espagnol et de l’allemand, elle est fascinée par la manière dont un même mot peut prendre des significations différentes selon la culture. </p>



<p><em>« L’étymologie et les jeux de mots ont transformé ma pratique artistique en une recherche de doubles sens et de significations cachées. »</em></p>



<p>Son projet, initialement intitulé&nbsp;<strong>“Ada &amp; Linda Lovelace”</strong>, a évolué&nbsp; durant la&nbsp; résidence d’artistes pour devenir&nbsp;<strong>“Diary of a Cable Stripper” (Journal d’une dénudeuse de câbles)</strong>. Il s’agit d’un entremêlement de récits où le mot&nbsp; anglais «&nbsp;lace&nbsp;» devient un pont entre le geste et l’histoire.&nbsp;</p>



<p>Durant les&nbsp;<a href="https://www.onassis.org/whats-on/onassis-air-spring-open-days-2025" target="_blank" rel="noopener">Onassis AiR Spring Open Days&nbsp;</a><em>2025&nbsp;</em>Priscilla Benyahia a présenté une oeuvre de chevelure tressée de câbles de cuivre dénudés récupérés un peu partout.&nbsp;</p>



<p>A travers son travail, l’artiste explore l’évolution du mot «&nbsp;lace&nbsp;» (dentelle), autrefois lié à un tissu fin et ajouré en coton ou en soie, associé aux économies coloniales,&nbsp;le commerce mondial et l’exploitation,&nbsp;puis devenu un verbe décrivant des actions d’entrelacement.&nbsp;</p>



<p>L’évolution des significations du mot «lace» cristallise les héritages entrelacés de deux femmes, nommées Lovelace : Ada Lovelace, née en 1815, reconnue pour avoir développé en 1843 le premier algorithme publié destiné à être exécuté par une machine, et Linda Lovelace, née en 1949, l’une des premières stars du cinéma pornographique avant de devenir plus tard une militante contre la pornographie.&nbsp;</p>



<p>À travers une installation mêlant câbles dénudés, tressages et symboles amazighs, Priscilla Benyahia interroge l’interconnexion entre histoire, langage et résistance, rendant hommage aux héritages scientifiques et aux luttes pour la liberté &#8211; qu’elle soit individuelle, culturelle ou intellectuelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>« Bromzzz » : Quand les objets du quotidien deviennent actes de révolte</strong></strong></h4>



<p>Priscilla Benyahia interroge la manière dont les objets façonnent notre quotidien et leur dimension politique. Son projet <strong>“Bromzzz”</strong>, une série de balais inspirés du mythe des sorcières, questionne la place des objets domestiques dans une société qui hyper-domestique le féminin. « Comment ces objets banals peuvent-ils devenir magiques, se transformer en une danse, en une révolte ? »</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Recycler le cheveu : un matériau symbolique et universel</strong></h4>



<p>Son engagement dans le recyclage l’a conduite à travailler avec Matter of Trust, une association spécialisée dans la récupération des cheveux afin de créer des « matelas », notamment utilisés pour nettoyer les marées noires. Pendant deux semaines, elle a expérimenté la technique du feutrage capillaire, donnant naissance à une sculpture profondément symbolique.</p>



<p class="has-medium-font-size"><em>« Le cheveu, c’est la vie, la mort. Les oiseaux l’utilisent pour faire leur nid, et nous le jetons sans réfléchir. Dans l’époque victorienne, il était une relique du deuil. Aujourd’hui, dans un monde marqué par les génocides et l’oubli, je voulais créer un espace de recueillement à travers ce matériau. Mon œuvre est un lit sur lequel repose un symbole kabyle de protection, une manière de rappeler notre humanité commune. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’avenir et les conseils aux jeunes artistes francophones</strong></h4>



<p>Priscilla Benyahia prévoit d’exposer ses œuvres à Athènes d’ici fin 2025 ou début 2026, un projet ambitieux soutenu par la fondation Onassis Steggi. Elle insiste sur l’importance de créer, malgré les défis financiers et la forte compétition dans le milieu artistique grec. Peut-être au prochain <a href="https://ethno-sport.com/?s=platform+project">Platforms Projects</a> 2025 ?</p>



<p class="has-medium-font-size"><em>« Le plus important, c’est de faire son art. Il n’y a pas beaucoup de financements pour les artistes, mais en développant un réseau et en saisissant les opportunités, on peut avancer. »</em></p>



<p>À travers son parcours et sa résidence d’artistes à Athènes, Priscilla Benyahia illustre comment un(e) artiste francophone peut naviguer entre défis et opportunités, tissant son propre langage visuel et poétique dans un contexte riche en histoire et en diversité culturelle.</p>



<p> Infos:</p>



<p>L&rsquo;institut français de Grèce lance un appel à candidature&nbsp;pour la céramique à Rhodes: <a href="https://www.ifg.gr/fr/news/appel-a-candidatures-rhodes-2025/" target="_blank" rel="noopener">résidence d’artistes &nbsp; </a></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://ethno-sport.com/a-athenes-priscilla-benyahia-tisse-les-fils/">A Athènes, Priscilla Benyahia tisse les fils de son héritage culturel</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://ethno-sport.com">Echos d&#039; Athènes</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Lakis Papastathis, un héritage inestimable</title>
		<link>https://ethno-sport.com/lheritage-inestimable-de-lakis-papastathis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ethno-Sport]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 13:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[artistes & artisans(es)]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à Lakis Papastathis au musée Benaki / Pireos 138 Intitulée « Lakis Papastathis. À la recherche de l&#8217;image perdue », l&#8217;exposition, conçue par Giorgos Skevas, se tiendra du 3 avril au 20 juillet 2025. En mars 2025, cela fera deux ans que le réalisateur Lakis Papastathis a disparu. Figure marquante du Nouveau Cinéma Grec, il fut également producteur exécutif et réalisateur de l&#8217;émission télévisée Paraskinio, écrivain, intellectuel, artiste et citoyen engagé pendant près de soixante ans. Le mercredi 2 avril 2025, le Musée Benaki / Pireos 138 inaugure un hommage à ce créateur qui a participé et immortalisé la vie intellectuelle et artistique du pays ces cinquante dernières années. L&#8217;hommage est organisé par trois amis et proches collaborateurs de Lakis Papastathis : les réalisateurs Ilias Giannakakis, Katerina Evangelakou et Giorgos Skevas, qui ont travaillé pendant deux ans à la mise en place de cette grande rétrospective. Les points forts de cet hommage incluent : L&#8217;hommage est accompagné d&#8217;événements parallèles et de visites guidées, avec le soutien du Ministère de la Culture et des mécènes du Musée Benaki. L&#8217;EXPOSITION Inaugurée par Lina Mendoni, Ministre de la Culture, l&#8217;exposition vise à mettre en lumière la personnalité artistique multidimensionnelle de Lakis Papastathis. Elle propose une « biographie » d&#8217;une époque, retraçant l&#8217;évolution du Nouveau Cinéma Grec et la volonté d&#8217;une télévision différente, qui a préservé en images vivantes une véritable « arche » des grandes figures de la culture grecque à travers l’émission Paraskinio. Cinéma, télévision, littérature, peinture, photographie : tous ces chemins artistiques s’entrelacent pour composer une oeuvre unique façonnée par le réalisateur. Les visiteurs auront la possibilité de visionner, sur des écrans individuels avec écouteurs, une sélection de 50 documentaires numérisés de Paraskinio, réalisés par Lakis Papastathis et Takis Chatzopoulos, grâce aux archives de l&#8217;ERT. La scénographie de l&#8217;exposition est signée Lili Pezanou. LES ŒUVRES AUDIOVISUELLES Dans le cadre de l’exposition, Ilias Giannakakis a réalisé six films documentaires originaux : L&#8217;ÉDITION HOMMAGE Le mercredi 2 avril 2025 à 19h00, le Musée Benaki présentera le livre « LAKIS PAPASTATHIS. Plan général », dirigé par Katerina Evangelakou. Ce volume collectif réunit cinquante témoignages d&#8217;amis, artistes et collaborateurs du réalisateur. Avec des textes inédits de Lakis Papastathis, des contributions de figures du cinéma, de la littérature, des arts plastiques, de la musique et du journalisme, ainsi que des préfaces de Lina Mendoni (Ministre de la Culture) et Irini Geroulanou (Présidente du Musée Benaki). Intervenants lors de la présentation : L&#8217;événement sera introduit par Ilias Giannakakis, Katerina Evangelakou et Giorgos Skevas. BIOGRAPHIE DE LAKIS PAPASTATHIS Lakis Papastathis (1943–2023), né à Volos, a étudié au Centre d&#8217;Études Cinématographiques (1963). Il a débuté en réalisant le court-métrage « Lettres d&#8217;Amérique » (1972), primé au Festival de Thessalonique. Il a travaillé comme assistant réalisateur sur Evdokia (1968-1971) d’Alexis Damianos et a marqué le Nouveau Cinéma Grec avec quatre longs métrages primés : Il est également l’un des pionniers du documentaire culturel à la télévision grecque. Avec Takis Chatzopoulos, il a fondé l’émission légendaire Paraskinio et réalisant plus de 200 sujets de la série. Paraskinio était l&#8217;émission culturelle la plus ancienne d&#8217;ERT diffusée en continu de 1976 à 2013 et couvrant 900 sujets différents réalisés par plus de 100 cinéastes. Écrivain, il a publié quatre recueils de nouvelles et une monographie sur le tournage d’Evdokia d&#8217;Alexis d&#8217;Amianos pour lequel il avait travaillé comme assistant réalisateur. Collectionneur passionné, il a rassemblé des revues littéraires du XIXe et du début du XXe siècle, des photographies et des cartes postales. Tous ces rares documents du passé prennent vie à travers ses films, documentaires et livres. ÉVÉNEMENTS PARALLÈLES 24-27 avril 2025 &#8211; Cinémathèque de GrèceRétrospective avec projections de ses films et épisodes de Paraskinio. 14 mai 2025 &#8211; Musée BenakiProjection en plein air de « Enchanté, Savvopoulos », restauré par les archives de l&#8217;ERT. 4 juin 2025 &#8211; Musée BenakiRencontre avec des proches et collaborateurs de Lakis Papastathis. Autre exposition en cours au musée Benaki/Pireos</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Hommage à Lakis Papastathis au musée Benaki  / Pireos 138</strong></h3>



<p>Intitulée <strong>« Lakis Papastathis. À la recherche de l&rsquo;image perdue »</strong>, l&rsquo;exposition, conçue par <strong>Giorgos Skevas</strong>, se tiendra <strong>du 3 avril au 20 juillet 2025</strong>.</p>



<p>En mars 2025, cela fera deux ans que le réalisateur Lakis Papastathis a disparu. Figure marquante du Nouveau Cinéma Grec, il fut également producteur exécutif et réalisateur de l&rsquo;émission télévisée <em>Paraskinio</em>, écrivain, intellectuel, artiste et citoyen engagé pendant près de soixante ans.</p>



<p>Le mercredi 2 avril 2025, le <strong>Musée Benaki / Pireos 138</strong> inaugure un hommage à ce créateur qui a participé et immortalisé la vie intellectuelle et artistique du pays ces cinquante dernières années. L&rsquo;hommage est organisé par trois amis et proches collaborateurs de Lakis Papastathis : les réalisateurs <strong>Ilias Giannakakis, Katerina Evangelakou et Giorgos Skevas</strong>, qui ont travaillé pendant deux ans à la mise en place de cette grande rétrospective.</p>



<p>Les points forts de cet hommage incluent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une grande exposition</strong> intitulée <em>LAKIS PAPASTATHIS. À la recherche de l&rsquo;image perdue</em>.</li>



<li><strong>La création de six documentaires originaux</strong> consacrés à sa vie et son œuvre.</li>



<li><strong>Une publication spéciale</strong>, richement illustrée avec des archives précieuses du réalisateur.</li>
</ul>



<p>L&rsquo;hommage est accompagné d&rsquo;événements parallèles et de visites guidées, avec le soutien du <strong>Ministère de la Culture</strong> et des mécènes du <strong>Musée Benaki</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;EXPOSITION</strong></h3>



<p>Inaugurée par <strong>Lina Mendoni, Ministre de la Culture</strong>, l&rsquo;exposition vise à mettre en lumière la personnalité artistique multidimensionnelle de Lakis Papastathis. Elle propose une <strong>« biographie » d&rsquo;une époque</strong>, retraçant l&rsquo;évolution du <strong>Nouveau Cinéma Grec</strong> et la volonté d&rsquo;une télévision différente, qui a préservé en images vivantes une véritable <strong>« arche » des grandes figures de la culture grecque</strong> à travers l’émission <em>Paraskinio</em>.</p>



<p><strong>Cinéma, télévision, littérature, peinture, photographie</strong> : tous ces <strong>chemins artistiques</strong> s’entrelacent pour composer une oeuvre unique façonnée par le réalisateur.</p>



<p>Les visiteurs auront la possibilité de visionner, sur des écrans individuels avec écouteurs, une sélection de <strong>50 documentaires numérisés</strong> de <em>Paraskinio</em>, réalisés par <strong>Lakis Papastathis et Takis Chatzopoulos</strong>, grâce aux archives de l&rsquo;ERT.</p>



<p>La scénographie de l&rsquo;exposition est signée <strong>Lili Pezanou</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>LES ŒUVRES AUDIOVISUELLES</strong></h3>



<p>Dans le cadre de l’exposition, <strong>Ilias Giannakakis</strong> a réalisé <strong>six films documentaires originaux</strong> :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>« Yvonne Maltezou – Une vie avec Lakis »</strong> (25 min) : L’épouse et actrice de toutes ses œuvres partage ses souvenirs et émotions sur leurs cinquante ans de vie commune.</li>



<li><strong>« Lakis et Zevelakis »</strong> (25 min) : L’ami et chercheur <strong>Giorgos Zevelakis</strong> évoque leur passion commune pour la littérature et <em>Paraskinio</em>.</li>



<li><strong>« Lakis Papastathis face à la caméra »</strong> (30 min) : Un montage créatif de ses apparitions télévisées.</li>



<li><strong>Deux montages d’extraits de <em>Paraskinio</em></strong> (25 min chacun), consacrés respectivement aux œuvres de <strong>Papastathis</strong> et <strong>Chatzopoulos</strong>.</li>



<li><strong>« Lakis Papastathis au Musée Benaki »</strong> (50 min) : Un documentaire intégrant des archives inédites, des témoignages et des moments-clés de l&rsquo;exposition.</li>
</ol>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ÉDITION HOMMAGE</strong></h3>



<p>Le mercredi <strong>2 avril 2025 à 19h00</strong>, le <strong>Musée Benaki</strong> présentera le livre <strong>« LAKIS PAPASTATHIS. Plan général »</strong>, dirigé par <strong>Katerina Evangelakou</strong>. Ce volume <strong>collectif</strong> réunit <strong>cinquante témoignages</strong> d&rsquo;amis, artistes et collaborateurs du réalisateur.</p>



<p>Avec des textes inédits de <strong>Lakis Papastathis</strong>, des contributions de figures du <strong>cinéma, de la littérature, des arts plastiques, de la musique et du journalisme</strong>, ainsi que des préfaces de <strong>Lina Mendoni</strong> (Ministre de la Culture) et <strong>Irini Geroulanou</strong> (Présidente du Musée Benaki).</p>



<p>Intervenants lors de la présentation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Manos Efstratiadis</strong> (réalisateur)</li>



<li><strong>Télis Samantas</strong> (journaliste)</li>



<li><strong>Giorgos Rorris</strong> (peintre)</li>



<li><strong>Dimitris Kataleifos</strong> (acteur)</li>
</ul>



<p>L&rsquo;événement sera introduit par <strong>Ilias Giannakakis, Katerina Evangelakou et Giorgos Skevas</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>BIOGRAPHIE DE LAKIS PAPASTATHIS</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-1024x740.jpg" alt="Lakis Papastathis" class="wp-image-6959" srcset="https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-1024x740.jpg 1024w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-300x217.jpg 300w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-150x108.jpg 150w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-768x555.jpg 768w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-1536x1109.jpg 1536w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-2048x1479.jpg 2048w, https://ethno-sport.com/wp-content/uploads/2025/04/Sineo-45824092412240_0002-1140x823.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lakis Papastathis</figcaption></figure>
</div>


<p>Lakis Papastathis (1943–2023), né à <strong>Volos</strong>, a étudié au <strong>Centre d&rsquo;Études Cinématographiques</strong> (1963). Il a débuté en réalisant le court-métrage <strong>« Lettres d&rsquo;Amérique »</strong> (1972), primé au <strong>Festival de Thessalonique</strong>.</p>



<p>Il a travaillé comme assistant réalisateur sur <strong>Evdokia</strong> (1968-1971) d’<strong>Alexis Damianos</strong> et a marqué le <strong>Nouveau Cinéma Grec</strong> avec <strong>quatre longs métrages</strong> primés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Temps des Grecs</em> (1981)</li>



<li><em>Theophilos</em> (1987)</li>



<li><em>la vie unique de Taxiidion</em> (2001)</li>



<li><em>Voyage à Mytilène</em> (2010)</li>
</ul>



<p>Il est également l’un des <strong>pionniers du documentaire culturel</strong> à la télévision grecque. Avec <strong>Takis Chatzopoulos</strong>, il a fondé <strong>l’émission légendaire <em>Paraskinio</em></strong> et réalisant plus de 200 sujets de la série.   <strong><em>Paraskinio</em></strong> était l&rsquo;émission culturelle la plus ancienne d&rsquo;ERT diffusée en continu de <strong>1976 à 2013</strong> et couvrant <strong>900 </strong>sujets différents réalisés par plus de <strong>100 cinéastes</strong>.</p>



<p>Écrivain, il a publié <strong>quatre recueils de nouvelles</strong> et une monographie sur le tournage d’<em>Evdokia</em> d&rsquo;Alexis d&rsquo;Amianos pour lequel il avait travaillé comme assistant réalisateur. Collectionneur passionné, il a rassemblé des revues littéraires du XIXe et du début du XXe siècle, des photographies et des cartes postales. Tous ces rares documents du passé prennent vie à travers ses films, documentaires et livres.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>ÉVÉNEMENTS PARALLÈLES</strong></h3>



<p><strong>24-27 avril 2025 &#8211; Cinémathèque de Grèce</strong><br>Rétrospective avec projections de ses films et épisodes de <em>Paraskinio</em>.</p>



<p><strong>14 mai 2025 &#8211; Musée Benaki</strong><br>Projection en plein air de <strong>« Enchanté, Savvopoulos »</strong>, restauré par les archives de l&rsquo;ERT.</p>



<p><strong>4 juin 2025 &#8211; <a href="https://www.benaki.org/index.php?option=com_buildings&amp;view=building&amp;id=13&amp;Itemid=524&amp;lang=en" target="_blank" rel="noopener">Musée Benaki</a></strong><br>Rencontre avec des proches et collaborateurs de Lakis Papastathis.</p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Autre <a href="https://ethno-sport.com/lafrique-a-lhonneur-a-athenes/">exposition </a>en cours au musée Benaki/Pireos </p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://ethno-sport.com/lheritage-inestimable-de-lakis-papastathis/">Lakis Papastathis, un héritage inestimable</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://ethno-sport.com">Echos d&#039; Athènes</a>.&lt;/p&gt;</p>
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